Je ne supporte pas le système politique en place, qui est de dépendre de donateurs et de donations pour pouvoir gagner une élection pour ensuite favoriser le donateurs qui nous ont supportés en leur donnant de postes de pouvoir et des contrats payants en guise de remerciement.
C'est un système qui fonctionne dans la plupart des élections "démocratiques": l'élection cache un concours de popularité pendant lequel le plus beau avec le plus d'amis (et donc d'argent et de temps d'antenne) gagne son élection. Une fois l'élection gagnée, on remercie les amis et on fait de l'amnésie sélective au sujet des petits électeurs. C'est comme ça du conseil étudiant du secondaire à la Présidence américaine, de la Ville de Montréal à la Province du Québec.
Au Québec, ça se complique d'avantage. Si nous ne supportons pas les plans de souveraineté du PQ, on se retrouve non à voter 'pour' un parti avec des propositions qui nous représentent, mais à voter 'contre' la prise de pouvoir du PQ. Je ne vote pas 'pour' les Libéraux, je vote contre la déstabilisation totale d'une province déjà assez instable. Je vote contre l'incertitude dans l'avenir de mon enfant. Je vote contre un autre référendum (been there, done that... the question has been asked and answered TWICE). La démocratie Québécoise est donc souvent diluée par cette question, posée 2 fois mais qui refuse toujours d'accepter la réponse *tousse tousse* démocratique de la population... Donc, de dire à quelqu'un qu'il est 'pour' le gouvernement Charest, c'est de complètement mal comprendre le choix d'un non-Péquiste lors d'une élection. Je ne suis pas 'pour' lui, je suis juste moins 'contre' lui que je suis contre le PQ. Il était le moindre des 2 maux, et Charest est tellement mauvais que vous pouvez vous imaginez à quelle point un non-Péquiste est mal pris quand il se présente aux urnes.
Et voilà ce que les médias et la plupart des Étudiantistes ne comprenne pas: le phénomène de ne pas s'opposer à quelque chose, sans en supporter une autre. Je ne m'oppose pas à la hausse des frais de scolarité, mais ça ne fait pas de moi un supporteur de l'ensemble du Gouvernement Charest et de toutes ses prises de position. Je ne m'oppose pas à la hausse par manque de capacité de payer ce que les Étudiantistes demandent, pas parce que je suis un mouton. Et me traiter de mouton n'augmente pas ma capacité de payer.
Les Étudiantistes sont aussi tombés dans un piège politique qui tanne la population. L'outrance démesuré devant la moindre opposition ou questionnement de leur cause, et la ridiculisation des gens (et non des idées) qui les opposent. Désolé, chers étudiants, mais vous n'avez pas inventé cette tactique, et c'est une tactique dont la plupart des gens sont plus que tannés car c'est un jeu qui persistent depuis qu'on a inventé le concept de la 'politique' chez l'humanité. "Tu es avec moi ou contre moi, et si tu es contre moi tu es stupide" ne date pas du Président Bush2 non plus. Been there, heard that before, and it's been done to death. Tu peux me dire que tu n'aime pas mon opinion, mais de me traiter de noms, de stupide, de mouton, de vendue, de lâche, etc. ferme mes oreilles à toute autre chose intelligente (j'espère) que tu avais à me dire.
Deuxième erreur: Les Étudiantes ont essayé de gagner le concours de qui-est-le-plus-indigné devant la hausse des frais de scolarité. Éh bien, c'est un concours déjà perdu, car la population est indigné - et épuisé de l'être - depuis avant la naissance de la plupart des étudiants qui pensent partir une nouvelle mode avec leur indignation. Mais malheureusement, ils se sont indigné pour la mauvaise chose et la population se hissent les épaules en se disant, "On vous comprend, les hausses font chier, mais vos demandent d'encore plus d'argent de mes poches ne me motivent pas à vous supporter." Ils demandent avec leur ton indigné qu'on supporte l'idée que le gouvernement paie les hausses, en ignorant que le 'gouvernement', c'est nous et qu'ils nous refilent leur hausse - mais on doit s'indigner pour eux et non pour la hausse qu'on me refile?
Pour gagner le soutien de la population, voici comment les étudiants auraient du approcher la situation:
OK, on accepte la hausse À CONDITION de créer un comité/enquête/réforme du système brisé qui encourage le gaspillage, la sur-rémunération de certains administrateurs, la mauvaise gestion et toute autre cause de perte d'argent dans les CEGEPS et Universités. Le comité doit avoir des représentants étudiants (élus par vrai vote démocratique et non à main levée) et nous voulons la fin de l’ingérence dans nos institutions.
La majorité de la population vous aurait appuyé (et par 'majorité', je veux dire un vraie majorité et non les 35-45% des 500 personnes sondées par Léger).
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